Le maire mis en examen, rumeur ou réalité?

Publié le par l'asnierois

Livrons-nous, une fois de plus, au décryptage de l'actualité asniéroise... Lors du dernier conseil municipal, et dans différents écrits, Manuel Aeschlimann a vivement reproché à Sébastien Pietrasanta un communiqué de presse de la mairie sur la mise en examen de l'ancien maire dans l'affaire de délit de favoritisme lié au festival folklorique, alors que l'actuel maire serait lui aussi mis en examen, dans une autre affaire. "Là dessus, vous communiquez beaucoup moins!" a lancé, très en colère,  M.Aeschlimann.

Qu'en est-il au juste? La mise en examen de M.Pietrasanta est-elle une rumeur ou une réalité?

Pour une fois, l'UMP dit vrai; l'actuel maire a bien été mis en examen dans une affaire de diffamation (ce qui, soit dit en passant, n'est pas comparable avec une mise en examen pour complicité de favoritisme, c'est un peu comme comparer un PV pour stationnement génant à un braquage de banque...)

L'affaire:
Lorsqu'il était encore dans l'opposition, Monsieur Pietrasanta a, sur son blog, accusé un employé municipal supporter de M.Aeschlimann, d'avoir "un casier judiciaire". Or, selon ce dernier, la chose serait fausse (même si, selon certaines sources, cette personne  "bien connue dans les quartiers Nord" semble avoir réellement connu quelques démélés averc la Justice, mais sans inscription à son casier judiciaire.) A l'époque, le maire M.Aeschlimann avait permis à cet employé de porter plainte avec un avocat payé par la municipalité. C'est ainsi que M.Pietrasanta s'est retrouvé mis en examen, comme il est d'usage dans toute affaire de "diffamation".
L'entourage du maire ne le cache d'ailleurs pas et explique que le maire s'en expliquera "le moment venu". Cet entourage souligne aussi que le maire se "défend avec son propre argent  et ne fait pas payer, lui, ses procédures judiciaires au contribuable asniérois".

Quant à savoir la réalité de l'infraction (diffamation ou pas diffamation?) le verdict de la justice ne sera pas connu avant plusieurs mois.

Bilan: une fois n'est pas coutume, Monsieur Aeschlimann ne ment pas lorsqu'il évoque cette mise en examen (même si l'objet du délit semble plutôt anecdotique et constitue une bien maigre consolation pour l'ex-maire qui risque, lui, l'inégibilité, un an avec sursis et une trés forte amende).
Espérons cependant que le débat politique asniérois ne tournera pas seulement autour de ces affaires qui donne plutôt une mauvaise image de notre ville...

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nicky 19/02/2009 09:00

d'accord avec vousdiffamer ce c'est pas VOLER DE L'ARGENT PUBLICM.B