"Affaire" des fournisseurs de la ville, info ou intox?

Publié le par l'asnierois

Vous le savez, à chaque fois que l'UMP lance une rumeur ou une attaque, nous nous faisons un devoir de vérifier l'exactitude des faits dénoncés. Au dernier conseil municipal, Manuel Aeschlimann a lancé un pavé dans la marre dès le début de la séance en dénonçant le fait que sur 91 sociétés ayant récemment passé contrat avec la ville, 3 sont gérées par des sympathisants ou militants socialistes. 
Passé l'effet de surprise, cette "révélation" a paru faire un flop, avec les réponses détaillées du maire et de l'adjoint à la communication.

En effet, s'il est exact que des membres du PS font effectivement partie de trois sociétés fournisseurs de la commune citées par le député, d'autres sociétés fournisseurs sont administrées par des proches de l'UMP. Ce qui tendrait à démontrer qu'il n'y a pas de favoritisme politique. Mieux, parmi ces 3 sociétés dénoncées par le député (importantes sociétés au demeurant, qui ont pignon sur rue) 2 au moins sont également fournisseurs de l'UMPdépartementale ou nationale. Ainsi le traiteur cité par M.Aeschlimann travaille aussi pour le parti sarkozyste. Quant à la société de "communication par l'objet" Le Rêve du Dogon elle a réalisé mille coupe-vent pour la dernière campagne régionale de Valérie Pécresse! (Marie-Dominique Aeschlimann en a peut-être porté un!)
"Ces précisions ont fait s'esclaffer le public du conseil municipal et ont, pour le moins, discrédité l'accusation du député qui semblait soudain tout penaud" nous a confié un Asniérois membre du public.
 
Précisons que ces contrats passés avec des sociétés le sont selon des procédures classiques, ce sont les services municipaux qui supervisent ces contrats en fonction des offres reçues. Selon un fonctionnaire de la mairie que nous avons interrogé "les services municipaux  retiennent les offres les plus compétitives, il n'y a pas de préférence politique. D'ailleurs, le député visait notamment le service des manifestations publiques, dont la responsable n'a pas changé depuis la précédente mandature. Les agents de ce service n'ont pas beaucoup apprécié la plaisanterie..."

Ces accusations graves semblent donc sans fondement. Une nouvelle "intox" à mettre sur le compte de l'ancien maire. Nous ignorons, en revanche, si la Ville d'Asnières envisage de porter plainte pour diffamation envers le député ou si l'affaire en restera là. Nous vous tiendrons informés d'éventuelles suites, bien évidemment.

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