Confusion totale au sein de la droite asniéroise

Publié le par l'asnierois

Quelques jours après la cuisante défaite de l'UMP aux Cantonales d'Asnières Nord, c'est la confusion totale à droite. L'UMP est sur le point d'imploser, les supporters de TH Le Gac et P.Chavinier ne pardonnant pas au clan Aeschlimann d'avoir mené campagne contre son camp.  

De son côté, le député et sa femme accusent le candidat battu aux cantonales d'avoir divisé l'UMP, comme naguère Dechenoix et cherche à mobiliser ses dernières troupes. 

Difficile d'y voir clair...

Voyons quelles sont les forces en présence:

 

Th.LE GAC rassemble l'essentiel des militants actifs de la section UMP et notamment les jeunes (lire le blog des Jeunes Pop). Il a reçu le soutien de C.Dechenoix, le rival d'Aeschlimann,mais aussi de personnages plus fluctuants comme Laurent Martin St Leon (qui a été l'allié d'à peu près tout le monde, selon les époques) ou encore Christian Leblond et Véronique Chapuis (qui ont déserté la majorité municipale du Grand Rassemblement l'an dernier après avoir négocié avec l'UMP).  

Th Le Gac a aussi reçu le soutien insolite de Ralph Bohbot et de Josiane Fischer.

Beaucoup plus important, Th Le Gac a été soutenu officiellement par les poids lourds Jean Sarkozy et Rama Yade. Mais sa défaite pourrait fragiliser Th Le Gac face à un Aeschlimann prêt à tout pour conserver son leadership.

 

Manuel Aeschlimann et sa femme ont, de leur côté, le soutien indéfectible des "anciens"de la section UMP, comme M.Bouttifard ainsi que quelques anciens élus. Le couple est aussi accompagné de son ex-directeur de cabinet le fameux Francis Pourbagher. L'objectif du député est double: se débarrasser de ses opposants internes (Le Gac, Dechenoix) et empêcher un parachutage aux législatives (par exemple Rama Yade, qui lorgne sur la circonscription). Mais les déboires judiciaires du député sont évidemment un handicap pour lui.

 

Le cas de Josiane Fisher est également intéressant; la première adjointe Divers droite du maire d'Asnières a appelé à voter pour l'UMP, ce qui a scandalisé bon nombre de ses propres partisans et électeurs. Cet appel a été vécu comme une trahison par certains, au point qu'un élu de son groupe a démissionné (si on compte bien le "groupe" de J.Fischer au conseil municipal ne rassemble plus qu'elle et son suppléant, soit ...deux élus). De son côté, la première adjointe n'a visiblement pas l'intention de démissionner de la majorité et tente de justifier son positionnement en expliquant qu'il est possible de soutenir une majorité sur le plan municipal, tout en appartenant à une autre famille politique sur le plan départemental. Le hic est que le candidat Le Gac a quasi-exclusivement axé sa campagne sur la critique de la municipalité, responsable de tous les maux selon lui. Au second tour, J.Fischer a donc fait compagne... contre sa propre action, de manière indirecte. Une position qu'il lui appartiendra d'expliquer à ses électeurs déboussolés.

 

En attendant, la gauche qui a enregistré une victoire historique (sans Josiane Fischer) se frotte les mains. Le maire d'Asnières s'en trouve renforcé: les cantonales ayant valeur de test à mi-mandat municipal, le soutien de la population à son action parait réel, en dépit d'une abstention élevée.

 

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La guerre des clans redouble à l'UMP d'Asnières entre partisans du duo Le Gac/Chavinier et du couple Aeschlimann...

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