Un avocat asniérois défenseur du pompier "violé"

Publié le par l'asnierois

D'habitude c'est Manuel Aeschlimann que l'on retrouve, en tant qu'avocat, lié aux affaire judiciaires les plus scabreuses (lire notre article). Aujourd'hui il s'agit de son bras droit Nicolas Cellupica, avocat lui aussi, qui fait parler de lui comme défenseur du pompier "violé lors d'un bizutage. Mais cette affaire qui défraie les médias et jette le discrédit sur les sapeurs-pompiers pourrait être bien plus complexe et ambigue qu'on pouvait le croire au départ. 

 

Lire article du Point (extrait):

"Selon deux avocats de la défense, le jeune engagé, victime du viol présumé, aurait annoncé le dépôt de sa plainte à des camarades plusieurs jours avant les faits. "Il semble qu'il y avait un litige d'ordre sportif entre sa hiérarchie et lui, et qu'il a profité du bizutage pour se venger en portant plainte contre ses supérieurs", affirme l'avocat. Le jeune homme n'aurait pas supporté l'annonce de son exclusion de l'équipe sportive des sapeurs-pompiers, dont les effectifs étaient revus à la baisse. Un SMS adressé à un collègue ainsi que plusieurs témoignages de copains pompiers recueillis en feraient foi. Par ailleurs, le jeune engagé serait retourné à l'arrière du bus à trois reprises, sans montrer de signes extérieurs de souffrance. "En fait, il aurait provoqué une situation qui a fini par déraper", explique le même conseil, qui ne remet pas en cause l'agression sexuelle. Cet engagé de 23 ans aurait demandé à un collègue de filmer le bizutage depuis son propre smartphone. Ce dernier a confirmé ce point, ajoute l'avocat. C'est cette vidéo qui ferait office de preuve. On y voit, entre autres, l'engagé sur le dos, une paire de fesses posée sur son visage. 

"Le bizutage, le rituel, la tradition ne sont pas une excuse", s'est insurgé maître Nicolas Cellupica, avocat des deux victimes, lors d'une conférence de presse.

 "J'invite donc d'autres bizutés à faire comme ces deux jeunes sapeurs-pompiers, à briser la loi du silence", a-t-il ajouté. L'avocat a dénoncé certaines connivences qu'il avait observées entre certains gardés à vue et des gendarmes qui mènent l'enquête.(...)

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